Né le 16 décembre 1911 à Saint-Blimont (Somme), exécuté sommairement dans la nuit du 28 au 29 août 1944 au bois de Gentelles à Boves (Somme) ; berger ; résistant.

Fils d’Alphonse, berger et d’Estelle née Diaquin, Emile Sajot exerçait la profession de journalier berger au hameau de Nolette, près de Noyelles-sur-Mer (Somme) pendant la Seconde Guerre mondiale. Il y résidait avec Marguerite Duflos*.
Le 16 juin 1944, la Sûreté allemande signala la disparition du capitaine vétérinaire Kurt Scholz aux brigades de gendarmerie de l’arrondissement d’Abbeville (Somme) qui procédèrent à des recherches. Le 21 juillet 1944, le cadavre de l’officier fut retrouvé par la police allemande. Il était enterré dans le jardin d’Emile Sajot qui avoua l’avoir tué à coups de couteau.
Arrêté avec Marguerite Duflos, Emile Sajot fut d’abord interné à la prison d’Abbeville puis transféré à la citadelle d’Amiens (Somme) le 17 août 1944. Dans la nuit du 28 au 29 août 1944, Emile Sajot fut emmené avec 17 autres détenus de la citadelle au bois de Gentelles à Boves et fusillé.
La présence d’Emile Sajot parmi les fusillés de Gentelles ne fut envisagée qu’après l’identification en octobre 1944 de sa compagne. Le 7 novembre 1944, le docteur Boucher de l’Identité judiciaire reconnut officiellement Emile Sajot grâce à sa tenue vestimentaire et à une blessure à la main droite.
L’attribution de la mention « Mort pour la France » fut accordée à Emile Sajot le 25 janvier 1949. Son nom figure sur le monument commémoratif des fusillés de Gentelles.
Sources

SOURCES : SHD Vincennes 80 E 14, Arch. Dép. Somme 26 W 826 — Les Fusillés de Gentelles, Association Villers-Bretonneux Mémoire, 2007 — Etat-civil.

Daniel Pillon, Catherine Roussel

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