Né le 18 mars 1915 à La Rochebeaucourt-et-Argentine (Dordogne), exécuté sommairement par les Allemands le 28 juillet 1944 au hameau de Chatignoux, commune de Chappes (Allier) ; victime civile.

Fils de Jean et de Thérèse, née Mandeix, marié à Lucile Ducreuzet. Il habitait au château de Chappes.
A 5h30 du matin le 28 juillet, une dizaine de militaires allemands se présentent à la ferme de Lucien Mallet à Chappes (Allier), employé de madame Bonithon, propriétaire du château à côté. Il se voit interdit l’accès à ses champs. A 6h30, il entendit des coups de feu venant de la maison de la Réserve. Puis il vit du feu mis par les soldats à une grande et une maison. Vers 9h, des camions et des voitures légères vinrent récupérer la centaine de soldats présents. Un officier allemand interrogea Lucien Mallet pour savoir si M. Bonithon était marié avec la dame du château. Deux civils allemands étaient également présents sur les lieux, ne se préoccupant pas des soldats. Au départ des Allemands, Lucien Mallet et sa patronne recherchèrent son mari, y compris dans les décombres de la maison de la Réserve en feu. Ce n’est que le lendemain que le vigneron du château trouva dans les décombres de la maison, le corps carbonisé de M. Bonithon. Ce bâtiment, dénommé la Réserve, était distant de 150 mètres du château. Les troupes allemandes avaient déjà stationné à Chappes la nuit du 27 juillet avant de partir vers Murat (Allier) et revenir le 28 au matin. Après leur forfait, les soldats pillèrent la ferme.
Selon les propos d’officiers allemands venus interroger des habitants du village, André Bonithon était accusé d’héberger des maquisards. Selon un document ordonnant l’opération au groupe Burkart, on soupçonnait les FFI d’avoir installer dans les bâtiments près du château, un camp de prisonniers avec notamment des Miliciens mais aussi le ministre Chevalier. Cette opération aurait été montée suite à la dénonciation d’un garde mobile prisonnier. Un maquis avait séjourné sur la commune de Chappes et Murat, mais en était parti. Il est possible qu’il ait pu être hébergé au château bien qu’il n’ait pas de dossier de Résistant.
Son nom figure sur le Monument aux Morts à Murat ainsi qu’à Villefranche-d’Allier.
Sources

SOURCES : Arch. dép. du Puy-de-Dôme, 908 W 71 : crimes de guerre à Chappes .— Mémorialgenweb.

Eric Panthou

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