Né le 13 novembre 1907 à Arpajon-sur-Cére (Cantal), exécuté sommairement par les SS le 8 juin 1944 à Aurillac (Cantal) ; victime civile.

Jean Labro était marié à Agnès Galery, la fille du maire d’Arpajon-sur-Cére, chez qui ils vivaient. Il était père de 4 enfants.
Le 7 juin un groupe de SS vinrent à la ferme Lavergne, propriété du maire d’Arpajon-sur-Cére, M. Galery, pour saisir de la nourriture. Ils virent le gendre du maire, Jean Labro, traverser la cuisine et partir par la cave. Ils ne purent le trouver malgré la fouille. Ils revinrent à 3 heures du matin le lendemain 8 juin, le gendre en profitant pour de nouveau s’échapper par la cave. Les Allemands tirèrent de nombreuses balles à travers volets et portes. Une fois le calme revenu, le fermier vit le docteur qui lui apprit qu’il venait de soigner un allemand ayant eu la main arrachée par une grenade. Bientôt, les Allemands revinrent et reprochèrent à Jean Labro d’être responsable de cet incident qui avait coûté la vie à leur camarade. Ils menacèrent de tuer toute la famille si Jean Labro ne se rendait pas. Sa femme, aidée du garde-champêtre et de l’auto d’un voisin, partit à la recherche de son mari qui bientôt vint se rendre. Il fut interrogé et emmené à pied vers Aurillac en compagnie du fermier et des domestiques. Ils trouvèrent sur la route un commissaire de police accouru pour éviter le pire. Les SS lui affirmèrent avoir trouvé à la cave des traces de couchages de "terroristes". Le lieutenant de Feldgendarmerie qui accompagnait le commissaire promit d’enquêter. Il ne trouva pas traces du quelconque hébergement de maquisards mais seulement des draps pour enfants. Les 5 domestiques, Labro et son beau-père furent emmenés au stade municipal d’Aurillac, lieu choisi par les Allemands pour les exécutions. Le commissaire et le Feldgendarme obtinrent la grâce de tous les hommes hormis Jean Labro, sur lequel le commandant SS fut inflexible.
Il fut fusillé à 11 heures du matin.
Son nom figure sur le Monument aux Morts d’Arpajon-sur-Cére. Il n’a pas de dossier SHD ou AVCC
Sources

SOURCES : Arch. dép. du Puy-de-Dôme, 908 W 73 : crimes de guerre commis à Arpajon-sur-Cère .— Mémorialgenweb.

Eric Panthou

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