Né le 26 septembre 1914 à Étobon (Haute-Saône), exécuté sommairement le 27 septembre 1944 à Chenebier (Haute-Saône) ; résistant des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Charles Jules Nardin était le fils de Charles Nardin, cultivateur mobilisé au moment de sa naissance, et de Hélène Julie Bretegnier, cultivatrice. Il était célibataire et exerçait le métier de cultivateur à Étobon. .
Les soldats nazis qui fuyaient devant les troupes alliées, étaient en même temps harcelés par les résistants depuis plusieurs jours. Le 9 septembre 1944 un officier supérieur, probablement un général, fut tué par les maquisards du Chérimont. Le 27 septembre 1944, à Étobon les soldats allemands, en majorité des cosaques des Ost truppen décidèrent en représailles de rassembler tous les hommes valides, et de les conduire à Héricourt, afin d’y effectuer des travaux de défense. Mais ils choisirent finalement de s’arrêter avec leurs otages à Chenebier. Vers seize heures 27 d’entre eux dont le pasteur furent chargés dans des charrettes et conduits vers la frontière pour être déportés. Les autres au nombre de 40 furent abattus à la mitraillette par groupes de dix hommes, contre le mur du temple protestant. Il fut capturé et reconnu par un traitre et exécuté parmi eux.
Il est inhumé dans le cimetière communal, à Étobon (Haute-Saône).
Il fut homologué comme soldat des Forces françaises de l’intérieur (F.F.I.) et obtint le titre de "Déporté et interné et interné résistant" (D.I.R.) [SHD Vincennes dossier GR 16 P 440022].
Son nom figure sur la plaque commémorative 1939-1945 des fusillés, à Chenebier, sur le mémorial1939-1945, à Étobon et sur le mémorial de la Résistance, à Vesoul (Haute-Saône).
Sources

SOURCES : Maitron des fusillés Chenebier, massacre dit d’Étobon (27 septembre 1944).— Wikipédia et nombreux sites internet.— Mémorial Genweb.— État civil (acte de naissance).

Jean-Louis Ponnavoy

Version imprimable