Né le 13 mai 1925 à Digoin (Saône-et-Loire), mort en action le 22 août 1944 à Paray-le-Monial (Saône-et-Loire) ; résistant des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Georges Rougemont était le fils de Jean Julien, faïencier et de Anaïs Désormier, lingère. Il était célibataire.
Le 22 août 1944, les maquis du Charollais reçurent l’ordre d’intercepter un train de déportés qui transportait des personnalités importantes dont Monseigneur Piguet, évêque de Clermont-Ferrand. De bonne heure le matin, les maquisards du 1er bataillon du Charollais, sous le commandement de Guy d’Artois investirent la gare de Paray et ses abords en tirant sur les soldats allemands. Mal renseignés ils se heurtèrent à un autre train blindé et fortement armé. Un combat inégal s’ensuivit pendant toute la matinée. Lorsque les secouristes arrivèrent dans l’après-midi, ils trouvèrent de nombreux corps en gare, le long de la voie ferrée, du canal, de la route de Poisson et dans les prés environnants. 28 résistants, âgés de 18 à 32 ans avaient été tués au combat, massacrés ou achevés. Parmi eux figurait Henri Petit.
Il obtint la mention « Mort pour la France » portée sur l’acte de naissance.
Il fut homologué comme soldat des Forces françaises de l’Intérieur (FFI) et obtint le titre de "Déporté et interné résistant" (DIR) [SHD Vincennes dossier GR 16 P 522443].
Son nom figure sur le monument aux morts à Digoin et sur la plaque commémorative des fusillés et le monument aux morts, à Paray-le-Monial (Saône-et-Loire).
Sources

SOURCES : Bulletin municipal de Poisson n°39 de janvier 2015.— Généalogie des Familles en Pays Charolais et Brionnais Attaque train blindé à Paray 22 août 1944.— Mémorial Genweb.— État civil (acte de naissance).

Jean-Louis Ponnavoy

Version imprimable