Né le 31 janvier 1922 à Paris (XVIIIe arr.), tué le 9 octobre 1943 à Agen (Lot-et-Garonne) ; ouvrier ajusteur ; militant communiste ; résistant, fondateur des FTP du Lot-et-Garonne.

André Delacourtie
Association des familles de fusillés (MRN).
À la suite du divorce de ses parents, André Delacourtie vint s’installer à Toulouse en 1933 avec sa mère qui exerçait la profession de secrétaire. Il obtint son certificat d’études primaires, puis entra en 1937 à l’usine d’aviation Dewoitine où il adhéra à la CGT. Il était par ailleurs membre des Jeunesses communistes. Il participa à la reconstitution clandestine du mouvement à Toulouse et, le 7 novembre 1940, lors de la visite du maréchal Pétain, fut l’organisateur de la distribution de tracts sur le cortège à partir des toits.
En 1941, André Delacourtie s’embaucha chez Bréguet et fut arrêté puis libéré faute de preuves. En 1942, il participa à un stage de huit mois aux chantiers de la jeunesse et se maria au cours de ce stage. Son activité à Toulouse et dans la région devint bientôt dangereuse pour sa sécurité. Remarqué par les qualités dont il faisait preuve dans ses actions, il fut nommé à la fin de 1942 dans le Lot-et-Garonne où il fut chargé de structurer les FTP.
Entré au printemps 1943 dans la clandestinité sous la fausse identité de Marcel Larrieu, celui qui était, pour les résistants, le « commandant Arthur » multiplia les actions.
Le 9 octobre 1943, alors qu’il avait un rendez-vous à l’église Saint Hilaire d’Agen, deux policiers français, tenus au courant de ce rendez-vous par un résistant arrêté la veille et qui avait parlé, tentèrent d’arrêter André Delacourtie. Celui-ci essaya de se défendre et de s’échapper mais fut abattu. Un détachement FTP prit son nom.
André Delacourtie était père d’une fille.
Sources

SOURCE : Documents et renseignements fournis par sa fille.

Jean-Pierre Besse

Version imprimable