Né le 21 novembre 1895 à Deville-lès-Rouen (Seine-Inférieure, Seine-Maritime), fusillé le 31 janvier 1942 au Grand-Quevilly (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) ; ouvrier du gaz ; militant communiste et syndicaliste de Seine-Inférieure ; résistant.

Raymond Duflo participa à la Première Guerre mondiale du 19 décembre 1914 au 18 août 1916. Il fut blessé le 21 juin 1915. Il reçut une citation exceptionnelle du général Joffre, la Croix de guerre et la Médaille militaire. Mutilé de guerre et pensionné à 75 %, il était père de quatre enfants. Il fut secrétaire du syndicat CGT du gaz de Déville-lès-Rouen.
Membre du Parti communiste, il appartint sous l’Occupation à l’Organisation spéciale (OS) dans la vallée du Cailly (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) et participa au sabotage de la voie ferrée à Pavilly. Arrêté le 21 octobre 1941 à son domicile de Maromme, il fut condamné à la peine de mort le 20 janvier 1942 par le tribunal militaire allemand de Rouen et fusillé au Madrillet le 31 janvier avec René Longé, Henri Billaux, Fernand Dubuc, Charles Tierce le 30 janvier 1942. Après son exécution, ses bourreaux lui rendirent les honneurs militaires.
En 1946, le PCF rendit hommage dans la ville de Maromme (près de Rouen) à trois fusillés : André Pican, Arthur Lefebvre et Raymond Duflo. Pican et Duflo qui étaient citoyens de cette ville ouvrière ont une tombe identique juste auprès du monument aux morts du cimetière de Maromme. Le souvenir de chacun est gravé sur une plaque posée sur leurs maisons respectives dans Maromme. Arthur Lefebvre, fusillé à Compiègne, avait, lui, sa maison dans le village (proche) de Montigny : son nom est gravé sur le monument aux morts du village sans autres précisions.
Sources

SOURCES : Archives UD-CGT Seine-Inférieure. – Hommage aux fusillés et aux massacrés de la Résistance en Seine-Maritime, ouvrage de l’ADFFM de Seine-Maritime, 1994.

Jean-Paul Nicolas

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