Né le 19 février 1921 à Saint-Just-en-Chevallet (Loire), fusillé le 13 mars 1944 à Lyon (2e arr., Rhône) ; ouvrier de la métallurgie à Villeurbanne (Rhône) ; militant communiste du Rhône.

Fils de Émile Joseph Dupuis, électricien, et de Jeanne Victorine Mounier, ménagère, très jeune, André Dupuis fut un syndicaliste et devint aussi, après son adhésion, secrétaire de la section des Jeunesses communistes de Villeurbanne. Il travaillait à la Fabrique Lyonnaise de Caoutchouc et était domicilié chez ses parents 18 rue Paul Verlaine.
André Dupuis entra dès 1939 dans l’action clandestine et connut, en septembre 1940, une première arrestation qui lui valut deux mois de prison. Requis pour le Service du travail obligatoire (STO), il rejoignit une unité des Francs-tireurs et partisans français (FTPF). Le 27 février 1944, il fut arrêté au cours d’une mission à Valence par la Milice. Transféré à Lyon, à la prison Saint-Paul, il fut torturé puis condamné à la peine de mort par un tribunal de Vichy et fusillé au fort lyonnais de la Duchère le 13 mars 1944.
André Dupuis a reçu la mention « Mort pour la France ».
Par délibération municipale de Villeurbanne du 12 mai 1980, l’impasse entre la rue Paul-Verlaine et la rue Clément-Michut est baptisée Allée André-Dupuis. Une plaque à sa mémoire est apposée 16 rue Paul Verlaine : "Ici habitait André Dupuis / né le 19 février 1921 / fusillé par les G.M.R. (Groupes mobiles de réserve) le 13 mars 1944 / Jeune communiste syndicaliste patriote F.T.P.F / Mort pour que vive la France".
Lyon, fort de la Duchère (19 février - 4 août 1944)
Sources

SOURCES : La Voix du peuple, quotidien du Parti communiste à Lyon, 13 mars 1945. — Marcel Avet, La rue se souvient, Ville de Villeurbanne, 1997, (cote AMV 2C1407). — Notes de Jean Lorcin. — État civil.

Maurice Moissonnier

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