Né le 17 août 1883 à Blaye (Gironde), fusillé comme otage le 24 octobre 1941 au camp de Souge (Gironde) ; ouvrier métallurgiste, ouvrier de la production électrique ; militant communiste de Gironde.

Élu conseiller municipal socialiste de Floirac en 1919, Louis Ellias rejoignit le Parti communiste. En avril 1923, il fut désigné comme responsable du 5e secteur du Parti communiste de la Gironde (il y avait quatorze secteurs) qui comprenait Cenon, Floirac, La Tresne (voir Roger Rieu). Il fut candidat sur la liste du PCF aux élections législatives de 1924 (voir Laurent Amat). Ellias était, en avril 1927, secrétaire de la cellule de Floirac dont Jean Lacombe était trésorier et qui comptait dix-sept membres et, en février 1931, secrétaire de la coopérative ouvrière de cette localité, créée depuis peu et dont Allemand était trésorier.
Il fonda en 1935, et présida, un club sportif adhérent à la FSGT.
Président de l’Union fraternelle des ouvriers métallurgistes, il fut embauché comme conducteur de machines à l’Énergie électrique du Sud-Ouest à Floirac. Les ouvriers de l’énergie l’élirent président de la caisse de secours mutuel.
Arrêté le 22 novembre 1940, il fut interné au 24, quai de Bacalan à Bordeaux puis au camp de Mérignac. Il a été fusillé comme otage au camp de Souge le 24 octobre 1941.
Il était marié et père d’un enfant.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen. – Arch. Nat., F7/12988, F7/13109, F7/13125. – Site Internet du camp de Souge. – Comité du souvenir des fusillés de Souge, Les 256 de Souge, op. cit.

Claude Pennetier

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