Né le 31 mai 1907 à Toulouse (Haute-Garonne), mort sous la torture vers le 17 octobre 1943 à Toulouse (Haute-Garonne) ; employé des PTT à la gare de Toulouse ; résistant réseau Brutus.

Militant SFIO, membre de la Grande loge de France, Lucien Béret était le fils d’un conseiller municipal de Toulouse.
Chef de bureau du tri à la gare de Toulouse, marié, domicilié 33 rue de Venise à Toulouse, il participa aux activités du Comité d’action socialiste, du NAP ainsi qu’au réseau France au combat.
Proche de Achiary*, pour le réseau Froment, Lucien Beret constitua un groupe qui arrêtait les lettres suspectes et fournissait les circulaires préfectorales. Il avait chez lui un poste émetteur. Manipulé par Pitou, agent allemand qui le dénonça, il fut arrêté en octobre 1943. Il était agent P2 du réseau Brutus.
Torturé pendant huit jours, il ne parla pas mais mourut des sévices reçus. Le directeur d’hôpital à qui son corps fut amené refusa le permis d’inhumer.
Son épouse, Paulette, fut homologuée agent P1 du réseau Brutus de juin 1942 à septembre 1944 ; sa soeur, Odette, qui avait caché des juifs et des résistants recherchés fut arrêtée en juin 1944 et déportée.
Un square de Toulouse porte son nom.
Sources

SOURCE : Arch. Nat., 72AJ/70, témoignage Achiary. — Michel Goubet, Paul Debauges, Histoire de la Résistance en Haute-Garonne, Milan, 1992. — Jean-Marc Binot, Bernard Boyer, Nom de code : Brutus, histoire d’un réseau de la France libre, Fayard, 2007.— État civil de Tououse, "mort pour la France".

Iconographie
Jean-Marc Binot, Bernard Boyer, Nom de code : Brutus, histoire d’un réseau de la France libre, Fayard, 2007.

Jean-Pierre Besse

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