Né le 18 janvier 1889 à Puy-Notre-Dame (Maine-et-Loire), fusillé comme otage le 15 décembre 1941 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; cheminot ; militant communiste ; maire de Bois-d’Arcy (Seine-et-Oise, Yvelines).

Fils d’un cultivateur, Alexandre Turpault, mécanicien des chemins de fer, fut élu en 1929 conseiller municipal communiste de Bois-d’Arcy. Mais, critiquant la gestion municipale, il démissionna en 1934. Il fut réélu quelque temps plus tard, puis, en mai 1935, il devint maire de la commune.
Déchu en 1940, Alexandre Turpault refusa de signer sa renonciation au Parti communiste. À la suite d’une perquisition à son domicile au cours de laquelle des brochures communistes d’avant mai 1940 furent trouvées, il fut emprisonné le 9 octobre 1940 à Versailles. Condamné à trois semaines de prison, il fut libéré, puis à nouveau arrêté le 2 novembre 1940 par la police française et interné à Aincourt (Seine-et-Oise, Val-d’Oise). Alexandre Turpault fut transféré le 22 juin 1941 à Compiègne (Oise), puis, le 6 décembre, à la prison parisienne du Cherche-Midi (VIe arr.).
Il a été fusillé comme otage le 15 décembre 1941 au Mont-Valérien à 10 h 40, en représailles aux attentats du 28 novembre 1941 et du 7 décembre 1941 à Paris et dans la région parisienne.
Il fut déclaré « Mort pour la France ».
Eugénie Turpault, sans doute sa veuve, fut élue conseillère municipale de Bois-d’Arcy après la Seconde Guerre mondiale.
Sources

SOURCES : Arch. Dép. Seine-et-Oise, 2 M 2/27, 26/20, 30/50, 30/75, 1 W 67, 72, 77, 756, 220, 1038. – DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Notes Delphine Leneveu.

Nadia Ténine-Michel

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