Né le 30 septembre 1913 à Uebach (Allemagne), fusillé comme otage 11 août 1942 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; communiste ; contrôleur de la région Sud-Ouest de la SNCF.

Fils de David Wolkovitch, polytechnicien, neveu par alliance de Jean-Richard Bloch (le fils de Germaine née Herzog, sœur de Marguerite Bloch), Jean-Louis Wolkovitch, domicilié à Versailles (Seine-et-Oise, Yvelines), était diplômé des sciences politiques et exerçait les fonctions de contrôleur de la région Sud-Ouest de la SNCF. Prisonnier de guerre, libéré sur parole en tant que cheminot, Jean-Louis Wolkowitch redoutait à nouveau sa capture par l’autorité occupante, attendu qu’il venait d’être licencié de la SNCF en tant que Juif.
Il fut caché rue Monticelli par Françoise Bloch-Sérazin. Au moment de son arrestation, le 16 mai 1942 à Versailles par la police française, il était porteur d’une fausse carte d’identité au nom de Siblot Jean-Louis. Une perquisition effectuée à son domicile de Versailles permit de découvrir une très volumineuse documentation communiste. Accusé d’être un propagandiste communiste, il fut emprisonné au dépôt de la préfecture de police jusqu’à son exécution puis remis aux autorités allemandes, le 11 août 1942.
Les Allemands fusillèrent Jean-Louis Wolkowitch le matin du 11 août 1942 au Mont-Valérien, comme otage, en représailles à l’attentat du stade Jean-Bouin et de diverses attaques qui firent trente et un morts dans le même mois.
Son père, Marcel Wolkowitch, ingénieur en chef de la Compagnie des forges et aciéries de la marine et d’Homécourt, s’était réfugié 3 rue des Palermes à Saint-Chamond (Loire, zone libre) pour se soustraire aux convocations qui lui étaient adressées par l’autorité occupante.
Sources

SOURCES : DAVCC B VIII (Thomas Pouty). – Notes André Rossel-Kirschen. – S. Klarsfeld, Le livre des otages, op. cit.

Claude Pennetier

Version imprimable