Né le 26 mars 1893 à Saint-Nazaire (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique), fusillé le 16 février 1942 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; tourneur sur métaux ; résistant co-fondateur du groupe Adam-Bocq, membre de l’Organisation spéciale (OS), agent des services spéciaux.

Fils de Jules, ajusteur et de Rosalie, née Ruffenach, sans profession, Henri Adam épousa Noëlle Magueux le 11 février 1918 à Bordeaux (Gironde) ; le couple eut trois enfants. Au début de la Seconde Guerre mondiale, veuf, Henri Adam demeurait à la cité Labaraque à Nantes, il exerçait la profession de tourneur sur métaux aux Chantiers de la Loire.
Le 19 juin 1940 les Allemands étaient à Nantes, et un premier groupe de résistants pour le secteur Bretagne se constitua pendant l’été 1940 avec Paul Bocq et Henri Adam. Dès juillet, ils participèrent à la collecte d’armes ; le 16 décembre avec Roger Astic qui a préparé des engins incendiaires et Maurice Tattevin, ils mirent le feu à un dépôt de camions réquisitionnés par les Allemands, au Petit-Port, huit véhicules furent détruits.Son fils Max, né en 1925, participait à ses actions de résistance. Selon des informations contenues dans son dossier à la DAVCC à Caen, il devint agent P2 (rémunéré) des services spéciaux, il était en liaison avec le réseau du Musée de l’Homme.
Voulant rejoindre la France libre, il s’embarqua le 5 janvier 1941 sur le bateau de pêche La Monique à destination de l’Angleterre, mais un agent double alerta les Allemands et il fut arrêté. Incarcéré à la prison de Brest (Finistère), il s’évada au cours du mois ou en février. Il recruta des hommes pour l’OS du Parti communiste français (PCF). Ce groupe d’hommes saisit des armes et des explosifs dans une carrière de pierre et plusieurs actions furent menées.Le réseau fut démantelé par les Allemands au cours de l’année 1941.
Arrêté, Henri Adam fut incarcéré le 23 octobre 1941 à la prison d’Angers (Maine-et-Loire) et condamné le 13 janvier 1942 à cinq ans de prison pour « incendie volontaire » par le tribunal de la Feldkommandantur FK 595 d’Angers (Maine-et-Loire). Henri Adam comparut à nouveau le 28 janvier 1942 devant le tribunal militaire de Nantes où il fut condamné à mort pour « activité politique ». Transféré à la prison de Fresnes (Seine, Val-de-Marne) le 1er décembre 1941, il était passé par les armes le 16 février 1942 au Mont-Valérien, et inhumé le jour même au cimetière d’Ivry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne). Henri Adam fut décoré à titre posthume de la Médaille de la Résistance par le ministère des Anciens Combattants qui accorda la mention « Mort pour la France ».
Sources

SOURCES : Arch. PPo., 77W 551. – DAVCC, Caen, Boîte 5 B VIII dossier 4 (Notes Thomas Pouty). – Jean-Pierre Sauvage, Xavier Trochu, Mémorial des victimes de la persécution allemande en Loire-Inférieure 1940-1945, 2001. – Guy Haudebourg Nantes 1943, fusillés pour l’exemple Geste éditions . — Site Internet Mémoire des Hommes. – Mémorial GenWeb. – État civil, Saint-Nazaire.

Daniel Grason

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