Né le 7 septembre 1901 à Orcières (Hautes-Alpes), exécuté sommairement le 19 juin 1944 à Gap (Hautes-Alpes) ; inspecteur des Eaux et Forêts ; militant socialiste et syndicaliste ; résistant, adjoint au chef d’état-major départemental des FFI.

Inspecteur adjoint des Eaux et Forêts à Gap, militant socialiste, Louis Balmens était, avant la guerre, secrétaire du syndicat des officiers des Eaux et Forêts, syndicat qui adhéra, après 1937, à la Fédération départementale des Fonctionnaires. Il devint l’un des cadres de la Résistance AS-FFI des Hautes-Alpes, responsable du Gapençais. Il utilisa son administration pour camoufler ses activités clandestines et, en particulier, celles qui étaient en rapport avec la création de maquis (accueil de réfractaires, hébergement et ravitaillement des maquisards, transport d’armes parachutées, etc.). Cette activité se faisait avec la complicité active de son épouse, Marie Claudine Dubassat, et l’aide de l’une de ses deux filles. Il hébergea chez lui le fils d’un ami, René Mourenas qui devint son agent de liaison. Balmens s’occupait en particulier de la coordination et du contrôle des parachutages. Paul Héraud (voir ce nom) prit son relais quand il fut arrêté.
Au printemps 1944, Balmens ne couchait plus chez lui, mais dans des cabanes aux alentours de Gap. Avisé des messages de mobilisation envoyés à la Résistance au début juin, il en assura la transmission aux chefs de secteur. C’est en rejoignant le PC du chef départemental FFI, le capitaine Daviron (Ricard), qui se trouvait à Ancelle, qu’il fut arrêté par les Allemands au matin du 6 juin avec René Mourenas, près du hameau des Belons (commune de Gap), sous le col de Manse. Les Allemands saisirent ce qu’ils transportaient (cocardes tricolores, cartes d’identité, argent, etc.). Remis à la Felgendarmerie, ils furent conduits dans les locaux du Sipo-SD de Gap, villa Mayoli, torturés, puis emprisonnés à la caserne Desmichels. Les deux hommes furent fusillés sans jugement le 19 juin, à Gap, à la Combe de la Gay, avec trois autres résistants,Paul Humetz, Alfred Meyer et Pierre Poutrain.
Louis Balmens fut inhumé avec René Mourenas au cimetière de Saint-Bonnet-en-Champsaur où son nom est gravé sur le monument aux morts ainsi que sur celui de Gap où une rue porte son nom depuis le 23 septembre 1944.
Le monument commémoratif de Laye rappelle également sa mémoire.
Gap:19 juin 1944.
Sources

SOURCES : Commission d’histoire de l’Occupation et de la Libération de la France, Hautes-Alpes, état-major FFI. — Archives départementales des Hautes-Alpes M 143 n°14. — Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français 1919-1939. — Richard Duchamblo, Cahiers « Maquisards et Gestapo », Gap, Ribaud Frères, 19 cahiers 1945-1949,
reprint 2005, Gap, Éditions des Hautes-Alpes, tome 1, 2e cahier, tome 2, 8e cahier et Histoires de notre ville de Gap, Gap, Editions de la Librairie des Hautes-Alpes, 1994. — État civil.

Jean-Marie Guillon

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