Né le 29 juin 1895 à Talence (Gironde), fusillé comme otage le 24 octobre 1941 au camp de Souge, commune de Martignas-sur-Jalle (Gironde) ; ouvrier électricien ; militant de la CGT et du Parti communiste français (PCF).

Fils de Joseph Amanieu, cordonnier, et de Jeanne Rousseau, sans profession, André Amanieu, ancien combattant de la Première Guerre mondiale, travailla au Port autonome de Bordeaux (Gironde) comme grutier. Il adhéra au Parti communiste en 1936 et fut secrétaire de la cellule du port. Domicilié à Pont-de-la-Maye, commune de Villenave-d’Ornon, il y milita avec son fils Georges. Il assurait, à Bègles, la diffusion de l’Humanité et de La Gironde populaire.
Militant clandestin du PCF après son interdiction, il fut l’objet d’une perquisition infructueuse le 22 novembre 1940. Il fut cependant assigné à résidence surveillée au foyer des émigrants, 24 quai de Bacalan à Bordeaux puis interné au camp de Mérignac. Il était accusé de servir de relais pour la communication de colis vers l’Espagne.
Selon le commissaire spécial Poinsot : « Rien dans son attitude ne permet de penser qu’il s’est désolidarisé de l’action de l’ex-Parti communiste depuis sa dissolution. Au contraire, son indifférence devant la mesure prise à son égard porte à croire qu’il est demeuré aux ordres de la IIIe Internationale. »
André Armadieu a été fusillé dans le groupe des 50 otages le 24 octobre 1941 au camp militaire de Souge, en représailles à l’exécution de l’officier allemand Reimers.
Quelques mois après sa mort, son fils de seize ans était recherché par la police. (Voir Roger Allo.)
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen, BVIII dossier 2 (Notes Thomas Pouty). – Site Internet du camp de Souge. – Comité du souvenir des fusillés du camp de Souge, Les 256 de Souges, op. cit.. — État civil.

Claude Pennetier

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