Né le 16 mai 1921 à La Roche-sur-Yon (Vendée), fusillé le 25 août 1943 à Nantes (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique) ; employé de chemins de fer ; responsable régional des Jeunesses communistes ; résistant FTPF.

Fils d’Armand Aubert, sous-chef de gare, et de Marie Josèphe Carer, sans profession, Charles Aubert, habitant Nantes, responsable régional des Jeunesses communistes. Il était titulaire du baccalauréat és lettres. Il participa à la rédaction et au tirage de L’Étudiant patriotique.
Charles Aubert faisait partie de l’OS (Organisation spéciale du PCF) et du groupe des FTP de Jean Fraix. Il fut un des réalisateur du double attentat à l’explosif contre les installations ferroviaires du réseau de Nantes-Blottereau.
Employé de chemins de fer pour échapper au STO, il habitait à Sillé-le-Guillaume (Sarthe) où il travaillait et était célibataire. Il avait été arrêté dans cette ville le 21 janvier 1943 par la gendarmerie française . Vingt-deux militants dont les principaux dirigeants FTP du département furent arrêtés, dont James Rogier, secrétaire régional du PCF qui avait été retourné par la police de Vichy et qui avait fourni l’organigramme de l’organisation clandestine.
Charles Aubert fut jugé dans le cadre du "procès des 16" par le tribunal allemand FK 518 de Nantes le 13 août 1943, condamné à mort pour « actes de franc-tireur », « attentats contre les troupes d’occupation » : attentat contre un cinéma allemand, contre une gare de triage, contre deux personnalités. Il était considéré comme membre du réseau Résistance-Fer depuis janvier 1943. Résistance-Fer ou FTP, il apparaît clairement qu’il était communiste et FTPF.
Il a été fusillé au champ de tir du Bêle (Nantes) le 25 août 1943.
Il est enterré au carré militaire du cimetière de la Chauvinière. Son nom a été gravé sur la plaque commémorative des fusillés à Nantes.
Son état civil porte la mention « Mort pour la France », en date du 19 février 1945.
Selon GenWeb, il obtint la Légion d’honneur (cette information n’est pas confirmée par la base Léonore), la Croix de guerre et la Médaille de la Résistance.
James Rogier a été condamné à mort le 22 mars 1945 puis fusillé le 22 mai 1945.
Charles Aubert écrivit une dernière lettre adressée à son amie, E. Voillet domiciliée à Saint-Philibert de Grand Lieu.
Ma petite fille chérie
Je pars victime d’une trahison et je tombe pour la France. Ce que je veux te dire aujourd’hui c’est que je t’ai beaucoup aimé garde mon souvenir et soit heureuse avec celui que tu aimeras. Si un jour tu as un garçon, parmi ses noms de baptême donne-lui celui de Charles.
Je t’embrasse mon seul amour.
Charles.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Jean Bourgeon (sous la dir.), Journal d’un honnête homme pendant l’Occupation, Thonon-les-Bains, L’Albaron, 1990. – Mémorial GenWeb. – État civil. — Notes de Carlos Fernandez (Arch. Dép. Loire-Atlantique, 1693W113, 1126W417, 1668W3).

Guy Haudebourg

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