Né le 19 avril 1903 à La Ciotat (Bouches-du-Rhône), fusillé le 13 juin 1944 au Fenouillet, commune de la Roque-d’Anthéron (Bouches-du-Rhône) ; docker ; syndicaliste CGT et communiste ; résistant du Front national de lutte pour la libération de la France et des Francs-tireurs et partisans français (FTPF).

Né à La Ciotat dans une famille de petits commerçants, Paul-Baptistin Lombard vint travailler à Martigues, à la raffinerie de Lavera, puis à l’usine Verminck. Il fut, après 1935, le secrétaire du syndicat CGT des produits chimiques, puis le créateur de l’union locale CGT et de la Bourse du Travail de Martigues. Licencié après la grève de novembre 1938, il exerça alors divers métiers, dont celui de docker sur le port de Caronte. Il adhéra au Parti communiste en 1940, pendant la « drôle de guerre ». Il joua un rôle important, à Martigues, dans la reconstitution clandestine du PCF, et, plus tard, dans la mise sur pied du Front National de lutte pour la libération de la France. Arrêté par la police, le 10 octobre 1941, il fut acquitté, en décembre, faute de preuves.
Le 8 juin 1944, il se rendit à la réunion organisée par les Mouvements unis de Résistance chez Robert Daugey*, avant le départ pour le maquis, pour signifier le désaccord de son organisation avec cette initiative. Mais, peu après son arrivée au domicile de Daugey*, les participants à cette réunion furent arrêtés par les services allemands. Paul-Baptistin Lombard et ses camarades furent conduits à Marseille et interrogés par la Gestapo. Il apparaît dans le « rapport Catilina », sous le numéro 9, comme « membre des FFI ». Extrait de sa prison marseillaise, il fut fusillé par les Allemands, le 13 juin 1944, avec vingt-sept autres résistants, dans la clairière du Fenouillet, près de la Roque d’Anthéron.
Le nom de Paul-Baptistin Lombard figure sur le mémorial érigé dans ce lieu. Il a également été donné à Martigues, à la rue des Moulins où il habitait, dans le quartier de Jonquières. Son fils Paul Lombard fut, pendant plusieurs années, député-maire (communiste) de cette ville et conseiller général du canton de Martigues.
Voir Le site du Fenouillet.
Sources

SOURCES : Le Kommandeur de la SIPO et du SD de Marseille, « Rapport final […] Affaire Catilina », Marseille, 6 juillet 1944, signé Dunker, SS Scharführer — Jacky Rabatel, Une ville du Midi sous l’Occupation, Martigues, 1939-1945, Martigues, Centre de développement artistique et culturel, 1996 — Madeleine Baudoin, Témoins de la Résistance en R2, intérêt du témoignage en histoire contemporaine, thèse de doctorat d’État, Université de Provence, 1977 — Robert Mencherini, Résistance et Occupation (1940-1944). Midi rouge, ombres et lumières, tome 3, Syllepse, 2011.

Antoine Olivesi, Robert Mencherini

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