Né le 2 août 1920 à Gémozac (Charente-Inférieure, Charente-Maritime), fusillé le 16 avril 1943 à Angers (Maine-et-Loire) ; ajusteur-outilleur ; résistant au sein du réseau Mithridate en Charente-Maritime.

André Lourioux, fils de Jules et Flore Lefort, marié à Denise Henry, demeurait rue des Gardes à Paris (XVIIIe arr.).
Engagé dans la Résistance, il était membre du groupe du docteur Souc, implanté en Charente-Inférieure. Mais, suite à une dénonciation, le 7 septembre 1942, il fut arrêté par les services de la Sipo-SD pour « espionnage ».
Il fut d’abord détenu à la prison du Cherche-Midi (Paris), puis arriva à la prison du Pré-Pigeon (Angers, Maine-et-Loire), le 14 octobre 1942 à 13 heures. Il y fut enregistré sous le matricule no 937.
Il fut condamné à mort pour espionnage, le 30 mars 1943 par le tribunal militaire allemand d’Angers ou, selon les sources, par le tribunal du Gross Paris.
Son frère, Jean Lourioux, comparaissant devant la même juridiction fut, quant à lui, condamné à la déportation en Allemagne.
André Lourioux a été fusillé le 16 avril 1943 à 9 h 45 avec Fernand Mérand et Jean Vuillecot. Il ne connut jamais son fils, Daniel. En effet, le 29 mars 1943, son épouse lui avait écrit de Paris afin de lui faire savoir qu’il venait d’avoir un fils, né le 24 mars 1943.
Après son exécution, il fut inhumé dans le cimetière de l’Est d’Angers (carré 5, rang 6, tombe 15). Les autorités allemandes n’ayant pas donné son nom au moment de son inhumation, le maire d’Angers fit procéder à son exhumation pour identification, le 23 avril 1944, à 19 heures.
Le 4 août 1945, Jean Lourioux, de retour de déportation, demeurant à Gemozac (Charente-Inférieure, Charente-Maritime), demanda au préfet du Maine-et-Loire à ce que sur la croix plantée sur la tombe de son frère André, soit inscrite la mention « Mort pour la France » en lieu et place de l’inscription « fusillé ».
Son corps fut exhumé le 18 septembre 1948 et restitué à sa famille. Depuis, il repose dans le cimetière de Gémozac (Charente-Inférieure, Charente-Maritime). Tous les troisièmes dimanche du mois d’octobre, une cérémonie a lieu devant le monument des fusillés de Belle-Beille au cours de laquelle son nom est cité.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Arch. Dép. Maine-et-Loire, 181 J 50, 303 W 292, 303 W 293. – Arch. mun. Angers, 4 H 103. – Registre de la maison d’arrêt d’Angers. – La Résistance en Charente-Maritime, CDrom réalisé par La Fédération de la Résistance de la Charente-Maritime, AERI, mars 2010. – Renseignements fournis par son frère.

Bertrand Gogendeau

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