Né le 5 avril 1912 à Lille (Nord), assassiné par les Allemands le 2 octobre 1944 à Ronchamp (Haute-Saône) ; prêtre ; capitaine aumônier dans les Forces françaises libres FFL.

Fils d’industriel, François Bigo fit ses études au collège Saint-Joseph à Lille, qu’il poursuivit au séminaire de Merville puis au grand séminaire de Lille.
Ordonné prêtre le 2 juillet 1939, il fut mobilisé au 1er Régiment d’infanterie et participa à la campagne de Belgique comme aumônier militaire.
Blessé grièvement au moment de l’évacuation de Dunkerque, le père Bigo fut transporté en Angleterre pour y être opéré. Il s’engagea alors comme aumônier dans les Forces françaises libres.
Capitaine aumônier de l’Ecole des Cadets de la France libre à Malvern, il demanda à plusieurs reprises à être affecté à une unité combattante mais son état de santé ne lui permit de rejoindre la 1ère Division française libre qu’à l’été 1943 à Zuara en Tripolitaine.
Versé au 22e Bataillon de marche nord-africain (22e BMNA) de la 2e Brigade française libre (2e BFL) le 17 février 1944, il prit part à la campagne d’Italie et notamment à l’attaque du Garigliano.Pendant les combats des 12, 13 et 14 mai 1944, il donna les premiers soins aux blessés en première ligne, quelle que soit leur foi ou leur nationalité. Le Père Bigo fut décoré le 30 juin 1944 sur l’aérodrome de Calvano (Italie) de la Croix de la Libération par le général de Gaulle.
A partir du 15 août 1944,il participa à la libération du territoire : au débarquement de Provence, à la prise de Toulon puis à la remontée du Rhône et de la Saône jusqu’à Belfort.Le 2 octobre 1944, lors de l’attaque de Ronchamp en Haute-Saône, il se porta volontaire pour aller donner l’absolution à un tirailleur mortellement blessé entre les lignes. Fait prisonnier par les Allemands et, malgré la Croix portée en évidence sur sa poitrine, ses insignes et son brassard, il fut assassiné. On retrouva son corps criblé d’une rafale de mitraillette, tirée dans le dos.
Le capitaine aumônier François Bigo a été inhumé au cimetière de Villersexel en Haute-Saône. Son corps a été restitué à sa famille le 1er octobre 1953 pour être inhumé au carré militaire du cimetière de Lambersart (Nord).
François Bigo reçut la Croix de Guerre avec palme et fut fait par décret du 20 novembre 1944 Compagnon de la Libération.
Sources

SOURCE : Site de l’Ordre de la Libération.

Annie Pennetier, Françoise Strauss

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