Né le 6 décembre 1912 à Sant Feliu de Guíxols, province de Gérone (Espagne), massacré le 8 juillet 1944 à Droux (Haute-Vienne) ; ouvrier cimentier ; victime civile.

Fils de José et Joaquina, José Alberty, vraisemblablement réfugié de la Guerre civile, était domicilié rue de la Tour à Magnac-Laval (Haute-Vienne).
A partir du 4 juillet 1944, des FTPF investirent Magnac-Laval dont la caserne était devenue un hôpital militaire allemand. Le 6, la garnison déposa les armes. Les hommes de la 2414e compagnie FTP procédèrent durant ces journées à une épuration extra judiciaire d’une grande brutalité accompagnée de spoliations. Les victimes, douze personnes au total, furent des notables, des hommes et des femmes accusés d’être hostiles à la Résistance.
Le 8 juillet des Allemands et des miliciens venus de Limoges réoccupèrent la ville et se livrèrent à des représailles. José Alberty fut arrêté le 8 juillet 1944 avec 21 autres otages par des miliciens à Magnac-Laval sur les indications des agents français de la Sipo-SD. Probablement était-il soupçonné d’être actif dans la Résistance. Mais sa seule condition de réfugié espagnol « rouge » suffisait à le rendre suspect. Dans l’attente d’informations supplémentaires, nous le considérons comme une victime civile.
Au cours de leur transfert à Limoges dans la soirée du même jour, 16 otages dont José Alberty furent massacrés sur ordre du chef milicien Jean Chardenot au lieu-dit la Croix-du-Curé, aujourd’hui la Croix-des-Martyrs, sur la commune de Droux.
Son nom est inscrit sur la stèle commémorative érigée sur le lieu du massacre.


Voir Droux, La Croix-des-Martyrs (8 juillet et 10 août 1944)
Sources

SOURCES : IP 1387 0697. — AM-COSOR. — ADIRP 87. — ODAC 87. — MémorialGenWeb.

Bernard Pommaret, Dominique Tantin

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