Née le 2 novembre 1888 à Aranc (Ain), massacrée le 7 février 1944 à Aranc ; cultivatrice ; victime civile.

Marie Louise Oraison était la fille de Jules et de Marie Rosalie Pingon, tous deux cultivateurs au hameau du Résinand, à Aranc. Elle se maria le 9 avril 1910 à Aranc avec Amédée Oraison. Elle était cultivatrice au Résinand.
Le 7 février 1944, l’armée allemande et la milice arrivèrent à l’aube au hameau du Résinand qui fut encerclé. Les hommes furent rassemblés dans la cour de l’école tandis qu’une habitante du hameau Marie Rose Oraison sera fusillée à son domicile car elle détenait de la cheddite, explosif qui était utilisé par son fils aux carrières. Un autre villageois Alphonse Morrier sera fusillé devant le monument aux morts car des armes avaient été trouvées chez lui. Louis Magasson avait prit son fusil de chasse pour aller le cacher dans une fosse au cimetière, à Aranc. Il fut aperçu par les allemands qui l’arrêtèrent et le conduisirent à la ferme des Terments, qu’ils savaient être un camp du maquis. à Aranc et fusillé par les nazis dans l’une des deux fermes du hameau, la maison Morrier. Trois semaines plus tard sa femme identifiera un lambeau de son pull-over. Quatorze villageois seront déportés à Mathausen et de nombreuses maisons incendiées.
Son nom figure sur le monument aux morts du hameau du Résinand, à Aranc (Ain).
Sources

SOURCES : Wikipédia.— Les Amis du Musée de la Résistance-Nantua.— Le Progrès de l’Ain et du Jura du 8 février 2016, Le village martyr n’oublie pas la rafle du 7 février 1944.— Mémorial Genweb.— État civil (acte de naissance).

Jean-Louis Ponnavoy

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